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Confidentialité

Dernière mise à jour : 12 octobre 2026

Vous déposez dans AI Studio des documents et des questions qui touchent au travail de votre organisation. Cette page dit ce qu’ils deviennent : qui peut les lire, où ils sont conservés, combien de temps, et ce que vous pouvez exiger.

Qui fait quoi

Votre organisation a décidé de vous ouvrir un accès et définit l’usage professionnel qu’elle attend de l’outil. C’est elle qui décide de ce qui est déposé ici, et de ce qu’il en advient.

Mojo DLC srl, qui exploite AI Studio sous la marque AI Shift, fournit et fait tourner la plateforme pour le compte de votre organisation, selon ses instructions — pas pour son propre compte.

Vos conversations et vos documents ne sont utilisés ni pour notre propre compte, ni à des fins commerciales, ni pour entraîner un quelconque modèle. Ils servent à produire la réponse que vous demandez, et à rien d’autre.

Qui voit quoi

C’est la question la plus légitime devant un outil de ce genre, alors voici la réponse en clair.

  • Vous — vos conversations, vos documents, les fichiers produits pour vous, et votre propre consommation. C’est le seul point de vue depuis lequel vos contenus sont lisibles.
  • Vos collègues — rien de vos conversations, sauf celles que vous partagez explicitement avec eux. Ils voient l’annuaire de l’organisation (noms et adresses) et les assistants publiés pour tous.
  • L’administrateur de votre organisation — la liste des membres, leurs droits, et les montants consommés : combien, quand, avec quel modèle. Il ne voit ni le contenu de vos conversations, ni leur titre, ni vos documents, et il ne peut pas les télécharger. Lorsqu’il valide un assistant que vous proposez au partage, il peut l’approuver ou le refuser sans en lire les instructions.
  • Les autres organisations — rien, jamais. Le cloisonnement est appliqué par la base de données elle-même : il ne dépend pas de ce que l’interface décide d’afficher.
  • AI Shift — les montants facturés, les réglages et les journaux techniques. Aucun accès à vos conversations ni à vos documents depuis l’application : il n’existe aucun écran, pour personne, permettant de lire le contenu d’autrui. Voir plus bas la limite honnête de cette garantie.

Cette séparation n’est pas un réglage d’affichage qu’on pourrait desserrer : elle est inscrite dans les règles d’accès de la base. Un écran d’administration qui tenterait d’afficher vos conversations n’obtiendrait rien.

Ce qui est enregistré

DonnéePourquoi
Adresse e-mail, nomVous identifier, permettre la connexion, vous nommer dans l’annuaire
Mot de passeProtéger l’accès à votre compte
Contenu de vos conversationsProduire les réponses, et vous permettre de retrouver et poursuivre un travail entamé
Documents déposés et texte qui en est extraitLes analyser, et pouvoir y revenir aux tours suivants sans vous les redemander
Fichiers produits (Excel, Word, PowerPoint)Vous les remettre, et les garder disponibles au téléchargement
Votre fonction, si elle est renseignéeAdapter le ton et le niveau des réponses à votre métier — champ facultatif, rempli par votre organisation
Consommation (jetons, coût, modèle, horodatage)Facturer à l’usage réel, appliquer les budgets et vous montrer votre restant
Messages envoyés à notre équipe depuis le bouton d’aide, avec les questions posées au chatbot d’aide juste avantVous répondre, et comprendre ce que vous aviez déjà tenté — sans quoi une demande arrive sans son contexte
Journal d’accès (adresse IP, navigateur, action)Tracer les téléchargements de fichiers et les consultations administratives

Le titre d’une conversation est produit à partir de son contenu, et le contenu est indexé pour la recherche interne — cet index reste dans notre base, en Europe, et obéit aux mêmes règles d’accès que la conversation d’origine.

Où vont vos documents et vos questions

Vos conversations, vos documents et les fichiers produits sont conservés dans l’Union européenne. Ils y restent.

Le modèle qui rédige les réponses, lui, est américain : à chaque question, votre message, l’historique de la conversation et les documents concernés sont transmis aux États-Unis le temps de produire la réponse. Les copies de travail y sont ensuite supprimées par nos soins. C’est un choix technique assumé : les plateformes qui calculeraient en Europe ne savent pas produire vos fichiers Excel, Word et PowerPoint.

Les prestataires auxquels nous faisons appel, leur pays et leurs engagements figurent dans l’accord conclu avec votre organisation ; la liste complète est affichée en permanence dans la console de votre administrateur. Nous prévenons votre organisation avant d’en ajouter ou d’en remplacer un.

Combien de temps

Par défaut, nous n’effaçons rien. Vos conversations et vos documents restent disponibles sans limite de durée : ce sont vos archives de travail, et une purge automatique vous ferait perdre un historique dont vous pouvez avoir besoin des mois plus tard.

Votre organisation peut en décider autrement et choisir un délai — par exemple un mois. Dans ce cas, une conversation que plus personne n’ouvre pendant ce délai est effacée définitivement, avec ses messages, les documents qui y ont été déposés et les fichiers qui y ont été produits. Le compte à rebours repart à chaque fois que vous l’utilisez : un dossier auquel vous revenez chaque semaine ne disparaît pas. Nos copies de sécurité, elles, suivent avec un mois de retard, le temps que la dernière copie qui contenait la conversation soit remplacée. Demandez à votre administrateur si un délai s’applique chez vous.

En l’absence d’un tel délai, c’est un choix, pas un oubli. Il a une contrepartie que vous devez connaître : ce que vous déposez aujourd’hui sera toujours là dans deux ans. Vous pouvez archiver une conversation à tout moment : elle quitte votre liste et cesse d’être accessible, à vous comme à quiconque. Elle n’est pour autant pas effacée : votre organisation doit pouvoir vérifier sa facture, et cela suppose de garder trace des échanges qui lui ont été comptés. L’effacement complet relève de la fin du contrat, où votre organisation peut le demander pour l’ensemble de ses données.

Journal d’accès

Les téléchargements et dépôts de fichiers, ainsi que les consultations administratives, sont journalisés : qui, quand, depuis quelle adresse IP, et sur quel objet. Aucun contenu n’y figure — ni le texte d’un message, ni celui d’un document.

Ce journal est consultable par l’administrateur de votre organisation. Personne ne peut le modifier ni en effacer une ligne, pas même un administrateur : c’est la condition pour qu’il serve à quelque chose.

Sécurité

  • Échanges chiffrés de bout en bout (HTTPS).
  • Cloisonnement entre organisations appliqué par la base de données elle-même, pas seulement par l’affichage.
  • Mots de passe gérés par notre fournisseur d’authentification et stockés sous forme d’empreinte irréversible : personne ne peut les lire.
  • Réinitialisation par code à usage unique, jamais par lien cliquable — les filtres de sécurité des messageries d’entreprise consomment les liens avant leur destinataire.
  • Un compte désactivé perd tout accès immédiatement, sans que ses données soient détruites.
  • Vos documents et la base sont sauvegardés chaque jour, en Europe, chez un prestataire distinct de celui qui héberge le service.

Ce que nous ne pouvons pas vous promettre

Le cloisonnement décrit plus haut protège vos conversations de tous les autres utilisateurs, y compris des administrateurs. Il ne peut pas nous protéger de nous-mêmes : l’équipe technique d’AI Shift détient les clés du serveur et pourrait, en théorie, accéder au contenu de la base. Aucune plateforme hébergée ne peut affirmer le contraire, et nous préférons l’écrire que de laisser croire à une garantie technique qui n’existe pas.

Ce qui vous protège ici est contractuel et organisationnel : l’engagement de ne pas consulter vos contenus, l’absence de tout écran permettant de le faire, et le journal d’accès qui garde trace des consultations administratives.

Une obligation légale — la réquisition d’une autorité — s’imposerait par ailleurs à nous comme à n’importe quel hébergeur. Et nos prestataires américains restent soumis au droit américain, y compris pour leurs serveurs situés en Europe.

Le seul moment où nous lisons une conversation

Il y en a un, et c’est vous qui le déclenchez : le bouton « Signaler un problème », en bas de l’écran. Quand une réponse ne revient pas, qu’un fichier ne s’ouvre pas, qu’un résultat est manifestement faux, il nous envoie le signalement avec la conversation concernée.

Signaler n’ouvre pas votre conversation. Ce qui nous parvient, c’est ce que vous écrivez dans le signalement, et des repères techniques : la durée du tour, le format et le poids des fichiers joints, les erreurs. Pas une phrase de l’échange, pas un nom de fichier. Il n’existe aucune option pour nous autoriser à lire davantage, et rien ne quitte l’hébergement européen à cette occasion.

Si un dépannage exigeait vraiment de lire une conversation, cela ne se ferait que sur demande écrite de votre organisation, pour cette conversation-là et pour le seul temps du dépannage. Cette demande, et la réponse qui décrit ce qui a été consulté, tiennent lieu de registre.

Vos droits

Le règlement européen sur la protection des données vous donne le droit d’accéder à vos données, de les faire rectifier ou effacer, de limiter ou contester leur traitement, et d’en obtenir une copie exploitable.

Adressez votre demande à votre organisation, qui décide de l’usage de la plateforme, ou directement à dl@ai-shift.be. Vous obtiendrez une réponse dans un délai d’un mois.

En cas de désaccord, vous pouvez saisir l’Autorité de protection des données : autoriteprotectiondonnees.be.

Historique des révisions

Cette page change quand le produit change. Voici ce qui a été modifié, et quand — pour que vous puissiez voir ce qui a bougé depuis votre dernière lecture plutôt que d’avoir à relire l’ensemble.

  • 12 octobre 2026 — Le prestataire qui achemine nos e-mails sert désormais aussi à deux avis. Aux administrateurs de votre organisation, lorsqu'un collaborateur propose un assistant au partage : le nom et l'adresse de l'auteur, le nom de l'assistant et l'explication qu'il en donne — jamais ses consignes. À chaque utilisateur, lorsqu'une réponse différée ou un lot de fichiers qu'il a lancé est terminé : son prénom et son adresse, la date de la demande, le nombre de documents traités et un lien — jamais le message envoyé ni le contenu de la réponse. Aucun de ces messages ne contient le contenu d'une conversation.
  • 11 septembre 2026 — Deux changements, dans le sens d'une protection plus forte. Le signalement d'un problème n'ouvre plus jamais votre conversation : l'option qui permettait de nous autoriser à la lire a été retirée, la base de données refuse désormais qu'un extrait y soit recopié, et une lecture ne peut plus avoir lieu que sur demande écrite de votre organisation, pour la conversation concernée et le temps du dépannage. Par ailleurs, votre organisation peut désormais choisir un délai au terme duquel une conversation que plus personne n'ouvre est effacée pour de bon, avec les documents qui y ont été déposés et les fichiers qui y ont été produits ; nos copies de sauvegarde suivent avec un mois de retard.
  • 8 septembre 2026 — Cette page est réécrite pour aller à l'essentiel : ce que deviennent vos documents et vos questions, qui peut les lire, combien de temps, et ce que vous pouvez demander. Le détail contractuel — la liste des prestataires, le régime de conservation chez le fournisseur de modèles, la base juridique des transferts — est désormais tenu à la disposition de votre administrateur, dans sa console et dans l'accord conclu avec nous. S'ajoutent trois précisions : vos documents disposent d'une copie de sauvegarde quotidienne en France, chez un prestataire distinct de celui qui héberge le service ; le bouton de la barre latérale dit ce qu'il fait, il archive une conversation et ne l'efface pas ; et le seul moment où nous pouvons lire une conversation — le signalement d'un problème, avec votre autorisation explicite — est expliqué en clair.
  • 20 août 2026 — L'engagement de ne pas consulter vos contenus précise sa seule exception : le dépannage que vous demandez vous-même, dans la limite de ce que la panne exige. Le prestataire qui achemine nos e-mails — codes de connexion et messages au support — est désormais nommé, avec la précision qu'il conserve ses données aux États-Unis.
  • 19 août 2026 — Le choix entre suppression immédiate et conservation trente jours est présenté en détail ; la liste des prestataires porte désormais une date d'entrée en service pour chacun.
  • 17 août 2026 — L'adresse de contact pour l'exercice des droits devient dl@ai-shift.be.
  • 6 août 2026 — Première version publiée : ce que deviennent les conversations et les documents, qui peut les lire, ce qui sort de l’Union européenne.
AI Shift

Diederick Legrain

AI Shift — conseil & formation en intelligence artificielle pour les organisations

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